février 2013


Tandis que le scandale de la fraude à la viande de cheval remet en question l’organisation des filières agroalimentaires, et plus largement tout notre système de production et de transformation alimentaires, le moment est peut-être venu enfin d’écouter, et d’ENTENDRE la voix des paysans !?

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Mis récemment sur le devant de la scène, ces problèmes reflètent la mutation de la chaine de production et du rapport entre les producteurs et les consommateurs dénoncés depuis une vingtaine d’années par le mouvement international des paysans, Via Campesina dont le coordinateur général, Henry Saragih était de passage au Luxembourg le 20 février.

Avec l’instauration d’un système de règles néolibérales qui a donné au commerce mondial un cadre juridique fondamentalement favorable aux grandes entreprises, la petite paysannerie des pays du Nord comme des pays du Sud a été laminée, contrainte à se transformer en exploitants agricoles sous contrat, en travailleurs agricole pour les fermes industrielles, ou marginalisée et réduite à l’exode.

L’Urugway Round qui s’est déroulé dans le cadre de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) avant de donner naissance à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, a marqué la prise de conscience et le début de la résistance qui s’est traduite par l’émergence des mouvements sociaux de lutte contre la mondialisation. Parmi eux, la Via Campesina est rapidement devenue la tête de pont de la résistance, remettant en cause le paradigme agroalimentaire actuel.

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Près de 3,5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire dans la province du Sud-Kivu, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Plus élevé que l’année dernière à la même période, ce chiffre traduit la fragilité accrue des populations vivant à l’est de la République Démocratique du Congo, et leurs difficultés croissantes à produire, comme à acheter de la nourriture en quantité suffisante.

Avant d’être alimentaire, l’insécurité est physique dans une région en proie à des conflits armés sans fin, entre rébellions multiples et armée congolaise en perdition… Mais face à une situation qui dure depuis près de 20 ans, la réponse de la solidarité internationale ne saurait se limiter à la gestion de camps de réfugiés ! A la demande d’ONG locales, SOS Faim a soutenu un programme de sécurité alimentaire dans des villages du Sud Kivu, dont les bénéfices sont aujourd’hui consolidés par l’accompagnement d’ « Amis du Kivu ».

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