La volatilité des prix des matières premières agricoles observées depuis ces dernières années n’est que marginalement liée à l’aggravation des aléas climatiques. En réalité, elle n’est plus reliée à la loi de l’offre et de la demande et c’est un phénomène inédit qui influe sur l’évolution des prix du blé, du maïs, etc.:

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Dans notre monde libéralisé où les Etats ne régulent plus les prix, la hausse des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux se répercute directement sur ceux des marchés locaux. Au Sud, les consommateurs consacrent les ¾ de leurs revenus à l’alimentation, sacrifiant les dépenses de scolarité ou des soins de santé : la volatilité des prix accentue faim et pauvreté. Quant aux petits producteurs, trop pauvres pour investir, produire suffisamment pour leur propre consommation ou vendre au moment où les prix sont hauts, ils sont eux-mêmes victimes de la hausse des prix. « Produire pour manger c’est toujours bien, produire pour le marché, on y perd », témoignait un paysan du Burkina Faso. Les grands gagnants du système mondialisé et dérégulé sont les gros investisseurs financiers qui opèrent dans l’anonymat et maximisent leur profit au détriment de tous !

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