décembre 2010


Tenue moderne pour cet apiculteur burkinabé qui veille sur ses ruches

Ici, sous nos latitudes industrialisées, elles disparaissent à une vitesse alarmante. Là bas, sous des températures caniculaires, dans une végétation essentiellement arbustive, elles s’adaptent et produisent un miel exceptionnellement parfumé. Prodige de l’adaptation, les abeilles survivraient donc mieux aux fortes chaleurs qu’à la pollution de nos climats tempérés…

La ville de Kaya, au Burkina Faso, est située en zone sahélienne. Les rythmes agricoles y sont tributaires de la saison des pluies qui a lieu entre les mois de mai-juin et août-septembre et qui permettent une récolte de céréales en novembre. Une fois engrangée la récolte des 3 à 5 hectares familiaux, les paysans doivent attendre les pluies de l’année suivante pour ensemencer le sol. On entre alors dans la « contre-saison », cette longue période de six mois où il n’y a ni activité ni revenu agricoles, et ou les familles sont livrées à une subsistance au jour le jour.

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Kinshasa, 18/12/2010 / Société

Des journalistes-agricoles de Kinshasa Bas-Congo, Bandundu bénéficient depuis vendredi 17 décembre dernier dans la capitale congolaise d’une formation sur les techniques de collecte, traitement et diffusion des informations agricoles en vue de promouvoir l’Agriculture en Rdc.

Le Centre nationale d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP) a ouvert, vendredi 17 décembre 2010 au Cabinda Center à Kinshasa/Lingwala, un atelier de formation de deux jours d’affilée à l’intention des journalistes pour les sensibiliser sur la promotion de l’Agriculture en République démocratique du Congo.

Pendant deux jours, ces hommes et femmes des médias venus de Kinshasa, Bandundu et Bas-Congo, bénéficieront des exposés, entre autres sur « le mouvement paysans en Rdc : sa place et son rôle dans le développement agricole et rural » par le directeur de Prefed Ernest Kuyengila, la souveraineté alimentaire en milieu rural » par le professeur de l’Unikin Jacques Paulus…

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La crise alimentaire de 2008 est encore dans toutes les mémoires. Deux ans plus tard, a-t-on tiré les leçons ou va-t-on vers un nouveau crash alimentaire ?

Rappelez-vous, 2008, la crise alimentaire était sur tous les écrans, en Egypte, au Sénégal, au Mexique, en Europe, en Indonésie, … La mondialisation aidant, pour la première fois, une crise alimentaire menaçait l’ensemble des populations fragilisées de la planète. L’envolée des prix privait l’accès à une nourriture disponible -au plan mondial, on n’a encore jamais été en rupture de stock de produits alimentaires ! – et réveillait les consciences sur la fragilité des équilibres entre une offre alimentaire et des besoins en constante évolution.

Des actions modestes

Deux années ont passé et on est en droit de se demander si on a tiré les leçons de cette crise ? Le blocage en août dernier par la Russie de ses exportations de blé qui a fait exploser les prix des céréales n’est pas là pour nous rassurer. Ni le constat, plutôt rude, du Rapporteur spécial des Nations Unies pour le Droit à l’alimentation, le Belge Olivier de Schutter : « Nous n’avons rien appris du choc de 2008. Il y a eu trop de promesses non tenues, de sommets sans lendemain, de déclarations d’intentions. Rien n’a été fait pour limiter les impacts néfastes de la spéculation sur les marchés. Rien n’a été fait pour réguler le comportement des firmes de l’agro-alimentaire. » Rien n’a été fait ? Non, ce serait trop caricatural de dire que l’on est resté les bras croisés. Des moyens financiers, certes insuffisants en regard des besoins évalués (plus ou moins 35 milliards de dollars annuels), ont été débloqués pour relancer l’agriculture au plan mondial. L’Union européenne (UE) a libéré la « Facilité alimentaire », un fonds d’un milliard d’euros permettant de répondre rapidement aux problèmes causés par la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement, et quelques pays, dont la Belgique, se sont engagés à renforcer, dans le cadre de leur budget de coopération, la part consacrée à l’agriculture… Mais on reste néanmoins à des niveaux très insatisfaisants.

Des investissements au profit de qui ?

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Du 2 au 4 décembre, s’est réunie à Kinshasa l’Assemblée parlementaire paritaire, lieu unique de débats, de réflexions et de formulation de résolutions, rassemblant des parlementaires européens et des parlementaires venus des 78 pays ACP. C’est aussi pour les uns et les autres l’occasion d’interpeller la Commission européenne ainsi que le Conseil des ministres européens et ACP sur les politiques partagées, quelles soient commerciales ou de développement. S’il est difficile de rendre compte de cette session en une page, on peut néanmoins pointer l’un ou l’autre élément. En marge des réunions officielles, Concord et certains de ses membres ont organisé comme toujours des rencontres destinées, pour les unes aux membres de la société civile du pays et pour les autres aux parlementaires et assistants de l’UE et des pays ACP. A chaque fois, il s’agit de présenter les positions de la société civile européenne sur les questions commerciales et de développement de l’Union européenne et de les mettre en débat .

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En 2008, une crise alimentaire de grande ampleur avait secoué les pays en développement et mis en évidence les risques liés à la forte dépendance alimentaire de ces régions à l’égard des importations du marché mondial. Deux ans plus tard, cette crise fait figure de détonateur : en Afrique de l’Ouest, c’est dans son sillage que le monde paysan, résolu à se faire entendre, encourage la création d’instruments politiques.

« Nous, agriculteurs, avons la possibilité de changer les choses » a déclaré Djibo Bagna, le Président du ROPPA (faîtière des Organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest), en préambule au séminaire sur les filières céréalières qui s’est tenu à Ouagadougou du 23 au 25 novembre. Initiative conjointe de SOS Faim et du ROPPA, ce rendez-vous a rassemblé les représentants d’une cinquantaine de structures ouest-africaines et européennes.

Réunis dans le but de « déterminer les conditions nécessaires pour que les agricultures familiales ouest-africaines puissent relever le défi de l’approvisionnement céréalier régional », les participants ont élaboré un mémorandum en 59 points. Conscients que la sous-région va devoir relever le défi majeur de nourrir une population appelée à doubler dans les 30 prochaines années, les représentants de huit pays d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires européens partagent une vision.
« L’enjeu de l’agriculture sera de moderniser sans exclure, car il ne sera pas possible de nourrir les populations d’Afrique de l’Ouest sans les petits producteurs et pas davantage sans la mise en place de politiques agricoles cohérentes. » (suite…)

Quel point commun entre un agriculteur polonais établi sur 25ha et une rizicultrice de basse Guinée travaillant sur 5ha ?

Eux-mêmes n’auraient pas songé en avoir avant de se rencontrer ! Quant à la rencontre, elle était d’autant moins probable que la Pologne, nouvel Etat membre de  l’Union européenne depuis l’élargissement de 2004, n’a guère de tradition de coopération avec le continent africain.

C’est donc là le rôle d’ONG ouest-européennes de solidarité internationale qui ont eu  l’intuition géniale de jeter des ponts entre les acteurs de la société civile confrontés sans le savoir à des problèmes ayant pour origine les mêmes causes. Qu’ils subissent des prix imposés non rémunérateurs, ou qu’ils manquent de perspectives et de  débouchés, c’est toujours la conséquence de ce que les agricultures d’Afrique comme d’Europe de l’Est offrent un rendement plus modeste qui les classe parmi les moins performants dans le contexte actuel où  l’agro-industrie reste toute-puissante….

Ainsi, à l’initiative du CFSI, se sont rassemblés à Varsovie les représentants d’ONG  concernées par les questions agricoles, en provenance d’une dizaine de pays européens, de l’Europe occidentale et latine jusqu’aux pays baltes et aux nouveaux pays membres que sont notamment la Slovénie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie…

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