La RD Congo prépare ses élections présidentielles pour le 28 novembre. Face à cette échéance lourde d’incertitudes, les paysans qui représentent près de 80 % de l’électorat congolais tentent de faire entendre leurs voix et réclament la promotion de l’agriculture familiale.

Alors que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de rendre public son Rapport annuel sur le développement humain classant la RDC au 187ème et dernier rang des pays, le Président sortant, Joseph Kabila, a, malgré un bilan guère positif,  toutes les chances d’être reconduit. La réalisation des cinq chantiers majeurs inscrits à son programme lors de l’élection de 2006 (infrastructures, emploi, accès à l’eau potable et à l’électricité, éducation, santé) est loin d’être achevée. A l’Est du pays, la paix n’est toujours pas revenue et freine le développement des deux provinces du Kivu.

Quant au secteur agricole congolais, c’est « une agriculture traditionnelle de subsistance, (…) qui génère peu de revenus décents. Nous continuons de pratiquer l’agriculture comme l’ont fait nos pères, les pères de nos pères : cultiver, manger avec sa petite famille, épuiser toute la récolte de la saison et recommencer le même cycle. Pas d’économie! Aucun tableau des prévisions!… », déplore Paluku Mivimba, président de la plateforme paysanne créée en  2011, la CNAPAC.

Dans un vaste pays où les voies de communication font défaut, où les principales villes ne sont plus reliées entre elles que par des lignes aériennes parmi les plus dangereuses au monde, et dont les régions rurales sont particulièrement enclavées, le mouvement paysan qui émerge est une prouesse.

(suite…)