Si la fin des quotas laitiers suscite une inquiétude légitime pour les producteurs européens, qui est prêt à prendre en compte leurs répercussions plus négatives encore sur les pays en développement ?

Les quotas laitiers européens avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser les excédents. Depuis 2008, ils ont été augmentés de 1% tous les ans pour préparer le secteur à l’après-quotas. Or, la suppression des limitations de production qui entrera en vigueur au printemps, aura pour probable conséquence, une nouvelle chute des cours.
Alors que les producteurs européens sont en situation de surproduction et sont rémunérés au plus bas, voire parfois sous les coûts de production, la fin des quotas va, curieusement, signifier une augmentation de la production européenne : en raison de la demande d’une classe moyenne émergente fortement consommatrice, l’exportation vers les marchés asiatique et africain apparaît comme une formidable opportunité commerciale. « Ces pays émergents sont dans l’incapacité d’assurer leur sécurité alimentaire », peut-on lire dans la presse spécialisée agricole ! Mais ce qui semble positif pour la balance commerciale de l’UE, l’est-il également pour le développement des pays importateurs ? village Boborola (389)

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