L’assassinat de deux jeunes Français au Niger après leur rapt en plein centre de la capitale samedi dernier marque le franchissement d’un cap par les terroristes qui sévissent au Sahel. A l’annonce de cette tragédie, c’est vers nos partenaires nigériens que sont allés nos premières pensées, vers ces hommes et ces femmes qui se mobilisent au quotidien pour développer leur pays et améliorer les conditions de vie des habitants.

Voici quelques jours, l’équipe de SOS Faim recevait les vœux de Mamoudou Hassane, Secrétaire exécutif de Mooriben, une Fédération paysanne du Niger, active notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire :

« […] Que 2011 soit également une année de bonne campagne agricole […]. Enfin, que 2011 soit le point de départ vers un Niger émergeant où il fait bon vivre, c’est-à-dire un pays libéré des affres de la faim et de l’analphabétisme et où la promotion des libertés fondamentales, de la justice, de l’équité, de la solidarité et de la démocratie soit irréversible. »

… La gravité des actes commis ce week-end n’augure rien de bon et, si les Nigériens ont l’habitude d’affronter remous politiques et difficultés économiques plus que nous Occidentaux qui pouvons plier bagage dès qu’une menace pèse sur nos vies, le traumatisme est partagé par nos partenaires du Niger.

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