avril 2010


La mécanisation de la riziculture dans la vallée du fleuve Sénégal reste embryonnaire/ Photo : Marine Lefebvre

Contre vents et marées, la Fédération des Associations Paysannes de Louga (FAPAL) qui regroupe environ 2000 familles organisées en une trentaine d’associations villageoises, œuvre au renforcement de la production agricole des exploitations familiales.

Devant le tourisme, l’agriculture demeure la principale source d’emplois et de revenus pour 60% des Sénégalais et sa contribution au Produit intérieur brut du secteur primaire est encore estimée à 55%.

Si les crises agricoles et alimentaires ne sont pas nouvelles, elles frappaient particulièrement les villages où plus de sept ménages sur 10 vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Mais, depuis 2008, la flambée des prix sur le marché mondial les a aggravées et répandues jusqu’aux villes. Pourquoi cette traînée de poudre ?

Parce que le Sénégal est le pays d’Afrique subsaharienne le plus dépendant pour ses importations de riz, de blé et de lait. Une aberration qui résulte de choix politiques.

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Dans ce communiqué, le syndicat béninois  Synergie paysanne dénonce les 7 grands principes évoqués par la Banque Mondiale cherchant à promouvoir les investissements à grande échelle opérés au Bénin. Il met en avant la volonté de la Banque Mondiale de permettre un accaparement des terres « socialement acceptable ». Il rappelle les risques de ce phénomène de masse au Bénin et dans le monde . Synergie Paysanne plaide en faveur du maintien de la terre entre les mains des communautés locales, du soutien de l’agriculture paysanne agro-écologique, du changement en profondeur des politiques agricoles et commerciales et de la promotion des systèmes agricoles et alimentaires tournés vers les communautés.

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Avec plus d’un million de kilomètres carré de superficie et des infrastructures publiques en déliquescence, la République Démocratique du Congo regorge de richesses, notamment minières, sans que sa population (rurale à 85%), soit en mesure d’en profiter. Loin de renoncer, la Société civile s’organise pour affronter la réalité et tenter de l’améliorer, à l’image du CENADEP, le Centre National d’Appui au développement et à la participation populaire.

« Ecrasées par des années de dictature et marginalisées par des mauvaises politiques de développement, il importe que les populations s’impliquent dans des actions directes qu’elles gèrent elles-mêmes et qui leur permettent d’apporter des solutions aux problèmes de la communauté, et en même temps qu’elles prennent la force ensemble et participent aux politiques et aux choix des dirigeants du pays. »

C’est sur la base de cette profession de foi qu’en 1999, l’opposant à la dictature de Mobutu Baudouin Hamuli a fondé cette ONG dans le but de stimuler un développement participatif. Originaire du Kivu à l’Est du pays où il avait déjà fondé ADI Kivu, une ONG d’appui au monde rural dans les années 80, Beaudouin Hamuli fut, à partir de 1990, le premier secrétaire exécutif du Conseil national des ONG de développement de RDC. A l’issue des deux mandats légaux,  il a quitté ce poste et créé le CENADEP avec d’autres militants.

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