Conférence-débat par Son Excellence Monsieur Jean FEYDER, Ambassadeur du Luxembourg auprès des institutions internationales à Genève, qui se tiendra le jeudi 21 octobre 2010 à 19h30 à l’Université du Luxembourg, Campus Limpertsberg.


(Bâtiment des Sciences Salle 0.03) 162 a, avenue de la Faïencerie, L-1511 Luxembourg.

A cette occasion, Monsieur FEYDER présentera son nouveau livre « Mordshunger », qui sera en vente lors de la soirée. Entrée libre. Conférence en français.

(Article paru dans le Quotidien le 13 octobre 2010)

A l’approche de le Journée moniale de l’Alimentation, le Forum intitulé Droit à l’alimentation et souveraineté alimentaire qui se tiendra au Niger, l’un des pays les plus gravement touchés cette année par la crise alimentaire, manifeste la volonté et la capacité des pays concernés à prendre en main leur destin alimentaire pour ne plus rester à la merci des aides d’urgence du Nord.

 

Au cours de ces trente dernières années, les pays sahéliens ont été confrontés à des crises alimentaires aigues, dont les plus dramatiques furent celles de 1984, 2005 et 2010. Après  un  demi-siècle  d’indépendance,  les  pays  sahéliens  restent  en  proie  à  une insécurité  alimentaire  chronique. En  l’espace de  trente  ans, un pays  comme  le Niger  a enregistré  16  saisons  agricoles  déficitaires  et,  cinq  ans  seulement  après  la  crise alimentaire  de  2005  qui  a  touché  3,6  millions  de  personnes, ce sont plus de 7 millions de personnes qui sont touchées en 2010.

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Crise politique, vulnérabilité alimentaire, pauvreté endémique, le Niger cumule bien des handicaps. Face à l’incurie des gouvernements successifs, les paysans tentent de s’organiser : Mooriben, une Fédération rassemblant des groupements paysans, propose au monde rural un appui, des solutions…

La junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger le 18 février 2010, après le coup d’Etat contre le président Mamadou Tandja, lui-même auteur d’un coup d’Etat constitutionnel quelques mois plus tôt, a, à la différence de son prédécesseur,  renoncé à nier les difficultés sur le plan alimentaire et humanitaire. Au contraire, il exhorte la communauté internationale à apporter de l’aide au Niger. Selon nos informations, le « droit à l’alimentation », aurait même trouvé sa place dans la future constitution…

Créée voici 20 ans, la FUGPN– Mooriben (Fédération des Unions de Groupements paysans du Niger) poursuit ses efforts au quotidien pour faire de l’agriculture une source de nourriture, de revenus et d’emplois décents.  Les crises alimentaires majeures comme celle qui sévit actuellement touchant, selon l’estimation de juin 2010, pas moins 47,7% de la population, soit plus de 7 millions de personnes, ne doit pas occulter les réalisations accomplies au sein de la société civile et ce, en dépit des autorités gouvernementales qui ont largement délaissé le monde rural.

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par: Virginie Pissoort, Responsable de la campagne SOS Faim Belgique.

Que met-on en place pour inverser la tendance de destruction à grande échelle des paysans ? Leur rôle est crucial tant dans les pays pauvres que chez nous.

Il y a un an, le 19 juin 2009, la FAO annonçait que la barre du milliard de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition venait d’être franchie ! La faim sur Terre progresse donc plutôt que de régresser, et ce, alors qu’en l’an 2000, les Nations unies s’étaient engagées – moralement certes – à diminuer de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici à 2015 (Objectif du millénaire – OMD – n°1). Inexorablement, sourdement, la faim continue ses ravages, frappant encore et surtout des paysans, des paysannes et leurs familles qui, trop pauvres pour produire suffisamment et dans de bonnes conditions, n’arrivent pas à vivre décemment de leur travail !

Et depuis l’annonce sans remords de ce chiffre honteux, il y a un an, qu’a-t-on fait, concrètement ? Qu’a-t-on entrepris pour éradiquer durablement ce fléau et donner enfin aux 3 milliards de paysans et à leurs proches l’opportunité de travailler, de manger et de vivre ? Qu’a-t-on mis en place pour inverser cette tendance de destruction à grande échelle des plus vulnérables ?

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Malgré son importance, le secteur agricole de la zone sahélienne peine à se moderniser et reste largement tributaire des aléas climatiques, qui occasionnent régulièrement des crises alimentaires. Dans certains pays comme le Burkina Faso ou le Mali, la dernière production agricole  a été forte, sans empêcher des poches de déficits importants. Dans des pays comme le Niger ou le Tchad, la situation est beaucoup plus grave. Dans ce contexte de précarité, des initiatives locales existent pour limiter l’impact des aléas de production sur les paysans.

Si, en ce printemps 2010, le Niger est le pays le plus gravement touché avec seulement 16,8% de sa population rurale qui se trouve en situation de sécurité alimentaire suite à un déficit de plus de 20,3 millions de tonnes par rapport à la production de l’année passée, les autres pays des la zone sahélienne sont également affectés.

L’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies aussi bien dans l’espace que dans le temps pendant la campagne agricole 2009/2010 ont entraîné des déficits céréalier et fourrager importants. Les ménages en insécurité alimentaire ne disposent suffisamment ni de revenus, ni de stocks alimentaires pour couvrir leurs besoins quotidiens. Ils consacrent en moyenne entre 70 et 72% de leur budget à l’alimentation, disposant ainsi de très peu de ressources pour faire face à d’autres besoins vitaux tels que la santé et l’éducation.  La détérioration des termes de l’échange entre le bétail et les produits vivriers figure parmi les principaux signes annonciateurs d’une crise alimentaire, les ménages étant contraints de vendre leur bétail quel qu’en soit le niveau des prix. L’absence d’eau ou de pâturage est  le problème le plus crucial. Au Niger, 86,9% des villages ont indiqué que la situation des pâturages s’est dégradée comparativement à celle de l’année dernière.

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Le nouveau Défis Sud vient de paraître. Le dossier de cette édition : « L’Europe avec ou sans les paysans du Sud ? » Voici l’éditorial de Freddy Destrait et Thierry Defense…

Microfinance: pour une exception agricole!

La microfinance est en plein boom et cette évolution devrait a priori tous nous réjouir. Personne ne se plaindra de voir un nombre croissant de personnes dans le monde avoir la possibilité d’ouvrir un compte d’épargne ou de bénéficier d’un crédit. D’aucuns se réjouiront de constater l’arrivée, dans les pays du Nord, de nouveaux acteurs, plus commerciaux certes, mais aux moyens financiers nettement supérieurs que les pionniers du secteur qu’étaient les ONG. L’argent –  public ou privé – abonde, les experts se bousculent, les sites Internet spécialisés saturent.

Mais la pauvreté recule-t-elle pour autant ?

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Faliry Boly, Secrétaire général du Sexagon dans les rizières de l'Office du Niger. (Photo: L.Lewalle)

L’accaparement de terres agricoles à grande échelle constitue une menace contre l’autodétermination des peuples et leur souveraineté alimentaire. La Coordination Nationale des Organisations Paysannes du Mali (CNOP) s’élève contre cette pratique qui accable une agriculture familiale déjà peu soutenue.

Alors que le gouvernement malien proclame sa volonté d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays, il continue à céder d’immenses superficies de terres agricoles à des investisseurs étrangers dans le cadre de sa politique de promotion des investissements privés en faveur de la production rizicole.

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