Juin 2012- Chronique SOS FAIM-LE Quotidien

Face à la crise financière internationale, d’autres modèles émergent et se développent qui invitent à replacer l’humain au cœur des activités économiques. En 2012, « année internationale des coopératives », SOS Faim et ses partenaires se sentent « armés » pour relever les défis à venir.

 

ImagePour les partenaires de SOS Faim, produire des arachides, du riz, du cacao, tout comme allouer des crédits ou solliciter l’épargne, constituent des activités économiques prospères et d’autant plus  génératrices de revenus au bénéfice du plus grand nombre, qu’elles se concrétisent sous une forme coopérative. Les statuts de la coopérative en font une organisation qui permet à chacun de ses membres de participer à la définition des objectifs, aux modalités de leur mise en œuvre et, enfin, à la redistribution des bénéfices qui en seront retirés. La coopérative apparaît comme une organisation économique à part entière, dont la force est d’intégrer un projet solidaire, tant dans sa constitution, que dans sa gestion.

« Un membre, une voix », c’est sur cette base que des centaines de millions d’hommes et de femmes se sont engagés dans la création de richesses, par la production de biens ou de services. Solidaires dans le projet, ces hommes et ces femmes assument ensemble ses difficultés, comme ses réussites.

Que ce soient des entreprises de production agricole, de commercialisation, de collecte de l’épargne ou d’octroi de crédits, c’est par dizaines que les coopératives soutenues par SOS Faim réalisent quotidiennement des activités qui contribuent à satisfaire les besoins alimentaires des populations locales, et procurent les revenus nécessaires pour assurer à des dizaines de milliers de familles de quoi vivre, se soigner, se former, et … participent au développement de leur village, de leur région, et finalement de leur pays.  La FUCOPRI au Niger, Kafo Jiginew et le COPON au Mali, les UBTEC au Burkina Faso, la Coopec Mayombe en République démocratique du Congo,  … toutes ces initiatives témoignent d’une vitalité économique et du succès d’une solidarité qui s’inscrit dans le temps.

Au contraire, s’ils restent isolés, paysans ou artisans sont faibles, à la merci de pratiques financières honteuses, celles des usuriers qui s’enrichissent sur le dos des plus pauvres, ce qui n’est pas sans faire écho à la situation vécue par un nombre croissant d’Européens, en particulier des pays méditerranéens, mais pas seulement…

Dans tous les domaines, l’organisation coopérative, parce qu’elle est basée sur des principes de solidarité et de développement collectif et non d’enrichissement personnel, offre des solutions qui répondent aux impératifs de transformation pour une meilleure répartition des richesses.

M.lefebvre-SOS Faim

http://www.sosfaim.org